知尊志理留, kanji et sourire

•décembre 9, 2009 • 2 commentaires

Ça y est, j’ai enfin ma carte d’identité de la faculté. Toute belle et sous plastique, avec un cordon pour la porter autour du coup ou l’accrocher sur la poche de devant. En 11 ans d’étude de médecine, je n’en ai jamais eu, à part le petit badge rouge depuis cette année. Là c’est plus classe : nom, photo, titre, service et logo de l’université de Tsurumi. Il y a plusieurs modèles : on garde son préféré, les autres cartes pouvant servir pour se présenter (on utilise beaucoup les cartes de visite au Japon, ce n’est pas seulement pour les commerciaux, ainsi le doyen Arai et le docteur Kawaguchi m’ont donné les leurs).

Mitsuhiko m’avait pris en photo quelques jours auparavant, et la séance à la va-vite nous avez bien amusé. Du coup, je suis tout sourire sur la photo. Je dois même être le seul à avoir mes dents visibles. Le photographe officiel doit être effroyablement terrifiant!

Mon nom est inscrit en langue romaine et en kana, comme tout le monde. Mais je suis ému de voir qu’ils ont pris le peine de me l’écrire aussi en kanji. Les kanji sont des idéogrammes, repris sur les chinois à partir du Vème siècle (avant le japonais était juste parlé), dont plusieurs peuvent avoir les mêmes prononciations bien qu’ayant une signification différente. Un nom peut ainsi s’écrire de différentes manières en kanji. Les kana sont les alphabets syllabaires, créé par les japonais, pour pallier au kanji qui ne sont pas parfaitement adaptés à leur langue. Il en existe deux différents. Un tout arrondi, pour écrire les parties grammaticales et les mots japonais n’ayant pas de kanji : l’hiragana. Et un autre, plus raide, pour les mots étrangers, les mots nouveaux ou mettre en avant un mot (un peu comme le gras ou l’italique pour nous) : le katakana. Ce dernier est utilisé pour traduire les noms sur les cartes.

Je m’appelle donc désormais : チゾンシリル en katakana, et 知尊志理留 en kanji. Phonétiquement t«ch»i-zon chi-li-lu (« ti » seul n’existe pas pas, « si » non plus, « on » s’écrit mais se prononce « o-nu » et « ri » se prononce « li ». De plus, il n’y a pas de « e » muet au japon. Bref mon nom est bien compliqué pour eux).

En ce qui concerne la signification des kanji de mon nom, on a à peu prés : chi-savoir, zon-respecter, shi-volonté, ri-raison et ru-rester. C’est tout mignon. Je les trouve trop beaux. Je remercie leur délicatesse, d’autant plus que d’autres kanji se prononçant de la même façon peuvent signifier idiot, lait maternel, immature ou fonctionnaire.

Maintenant, tout le monde regarde ma carte pour voir comment s’appelle le gaijin. Je suis tout fier de la porter. Il ne me manque plus que ma carte de séjour!…

チゾン先生宴会 et okonomi yaki dans un resto

•décembre 7, 2009 • Laisser un commentaire

Gentiment, le Professeur Hamada a organisé une “Tisonu sensei party” pour mon arrivée. Toute la journée, on me parle des okonomi yaki dont raffole apparemment le chef de service, originaire d’Osaka. Il s’agit d’un plat traditionnel de l’ouest du Japon, différent selon les régions. On me le présente comme une pizza à la japonaise, mais qui n’a rien à voir avec. Globalement c’est ça. A l’avance, je suis touché par cette délicate attention, tout en retenue, qui m’avait été présentée quelques jours auparavant comme une simple soirée où j’étais convié. Sur une feuille, je vois チゾン先生宴会, où soirée pour Tison-sensei (qui signifie le Maître, souvent employé en suffixe pour désigner les médecins), accompagné du tampon des présents. Pour information, ces tampons sont des hanko, qui remplacent la signature au Japon, et même si cela devient apparemment plus rare tout le monde l’utilise à l’hôpital.

Après le travail et une réunion du service, on quitte donc l’hôpital pour rejoindre un restaurant. En France, à Lille tout du moins, il n’y a pas de surprise en ce qui concerne la carte des restaurants japonais. C’est sushi, sashimi, maki et brochette pour tout le monde. Comme toujours, c’est bien plus variés dans le pays d’origine et chaque enseigne présente des produits bien spécifiques. Ici, ce sera okonomi yaki. Après avoir rangé ses chaussures dans un meuble, on va donc s’assoir sur un tatami. Nous avons quatre tables de 4, dont les centres servent de table de cuisson, ce qui est très convivial. On a la place pour mettre les pieds dessous, voire s’étendre. C’est bien confortable. A ma table m’accompagnent le Professeur Yoshiki Hamada, Hisako Fujihara et les deux étudiants qui mon aidés à chercher un portable en vain juste avant : Jun et Mitsuru, tous deux gênés d’être au centre de tous leurs Maîtres.

L’ambiance est détendu. On discute longtemps, en étant servi continuellement en bière, parfois par Mr Hamada qui fait régulièrement le service. Puis on prend des entrées que je ne connais pas. On m’explique alors : haricot, porc, pieuvre, poisson. Tout est bon, peut être même la pieuvre si j’en avais pris (ce qui ne surprend personne). Au cours du repas, je suis heureux de voir Jun et Mitsuru parler souvent avec Mr Hamada. Ils se destressent petit à petit, et même si je ne comprends rien à leur discution cela à l’air de leur faire plaisir. Viens ensuite le temps de l’okonomi yaki. A faire soi-même sur la plaque, c’est notre Professeur qui s’en charge à notre table. A partir des ingrédients servis dans un bol – poireau, chou, farine, porc (voire poulpe ou sèche) – on mélange pour en faire une pâte homogène qui est déposée sur la plaque chauffante, en forme de pizza (en plus épais). Le jeu consiste alors à ramener sur cette galette la sauce qui s’écoule, jusqu’à ce que cela tienne et cuisse bien. On attends un bon moment (bien 5-10 minutes) puis c’est parti pour le jeu de celui qui la retourne sans l’éclater. Une fois les deux faces cuites, on ajoute de la mayonnaise, une sauce okonomi avec des algues par dessus (pas comme on les trouve dans la mer! mais sèche et en petits morceaux, un peu comme du basilic). Le cuisinier sépare enfin le plat en quatre (et donc ne se sert pas). C’est bien bon et pour une fois je trouve un plat japonais qui tient bien au corps. On en fera 4-5 dans la soirée. Je suis content d’avoir fais honneur à ce plat en en faisant un moi-même, et sans en faire un puzzle au moment du changement de face. Ensuite on fait un autre plat dont j’ai oublié le nom, fait par des morceaux de calamars avec une pâte liquide, le tout cuit dans des sortes de cocotiers ce qui en fait des espèces de beignets en forme d’œuf. Pas mal non plus. Je me prend un peu de saké avec. Il est tiède et bien parfumé. Je demande, déçu, pourquoi il n’y a pas de fille au fond. C’est les chinois qui font ça! On continu de rigoler jusqu’au dessert, un petite glace, suivi d’un thé (pas vert!).

A l’addition, seule Hisako payera. J’ai bien essayé moi aussi mais impossible, le reste de l’assemblée à invité le chef, les deux étudiants et moi-même. On s’en va tranquillement. Dehors, au moment de se quitter, j’explique au Professeur Hamada qu’en France on remercie les cadeaux par un baiser, et que comme tout le monde m’a offert le repas… Je commence donc par lui et continu avec le reste de l’assemblée. Ce n’est pas du tout courant au Japon, et tout le monde s’y prête avec beaucoup d’amusement. Mitsuhiko, un interne qui pourrait faire un bon pilier de rugby, s’amuse à me resservir les filles toutes gênée pour un rab de bisous. Je suis contant de les avoir fait rire. C’est un maigre remerciement pour l’accueil et l’attention qu’ils me portent.

Seul Mr Hamada et moi revenons vers l’hôpital. Au moment de se quitter, il me propose gentiment de venir manger un jour chez lui, à Osaka. J’accepte avec plaisir et le remercie encore. J’espère bien être à la hauteur de leur accueil. Comme souvent, je rentre chez moi heureux en traversant les rues du temple.

Douceur, chaleur et bonne odeur

•décembre 7, 2009 • Laisser un commentaire

La technologie japonaise peut être impressionnante. C’est ce sentiment que j’ai éprouvé en allant la première fois dans les cabinets de toilettes proches de mon bureau. Non seulement c’est propre mais en plus, une fois assis pour la première fois dessus, quelle sensation! C’est chaud! Et oui, la lunette est chauffée. Une grande barre murale est aussi à disposition pour les personnes qui ont du mal pour les transferts (handicapés, personnes âgées, alcooliques). En plus de ça, il y a une manette de commande sur la droite. Elle permet d’utiliser un petit jet d’eau pour se rincer, et même choisir la puissance du jet (en écrivant ces lignes, j’y suis retourné pour essayer la puissance maximum, histoire de prendre le pas sur d’éventuelles questions, et j’avoue que je n’ai pas tenu longtemps, mais d’autres apprécieront peut être…). On peut aussi commander un peu plus de désodorisant au cas où. Deux diodes indiquent que le siège et l’eau sont chauds. Je me demandais à quoi pouvait servir les deux autres diodes présentes lorsque je trouve un volet permettant l’accès à une deuxième commande! On peut alors ajouter du liquide de nettoyage, et puis… je sais pas. Il y a d’autres boutons que je n’ai pas réussi à faire fonctionner…

Ajoutez à cela des éviers classes, dont pas mal de restaurants devraient s’inspirer, avec du papier pour s’essuyer les mains (et pas une machine qui envoie de l’air 3 secondes sur 10 comme à la fac de Lille).

Pas étonnant avec ça que régulièrement l’un des deux cabinets est utilisé par quelqu’un en train de bouquiner.

C’est sur, avec ça chez moi, je passerai moins de temps sur le canapé. Pour les références, il s’agit de cabinets « TOTO », par « CeFION tect ». Véridique!

Bon aller, j’y retourne j’ai pas fini ma lecture.

“R”, français et gland

•décembre 2, 2009 • 2 commentaires

Les japonais ne roulent pas les « R ». Ça donne des « L ». Du coup il faut s’adapter pour bien se faire comprendre. Non pas pour parler japonais, de toute façon en apprenant sur le terrain l’accent vient tout seul (de livres de japonais remplace même carrément les « r » par des « l », ce qui me troublais d’ailleurs), mais pour parler anglais. Et oui, il faut traduire l’anglais français en anglais japonais. Genre on dit pas « progression » mais « ploglession », si on veux se faire comprendre! C’est juste un coup à plendle, aplès ça va on est tlanquille. D’ailleurs, maintenant je m’appelle Cylille (même en disant mon prénom à la française, le répéter tel quel est trop difficile pour la majorité).

Je ne sais pas si ça peut prêter à confusion en anglais, mais en français c’est sur que oui!

Les japonais aiment bien les mots français. Bonne santé pour un centre de soin. Le bon pain pour un boulangerie. Côte d’Azur pour, surement, une agence de voyage. L’agenda de tous les jours pour… un agenda. Cela doit donner un côté traditionnel et raffiné au produit!

En ce qui concerne la carte d’un restaurant du World Porters, à Minato Mirai, c’est moins raffiné pour celui qui comprend la faute de français : le « gland menu » ne donne pas envie d’y manger. Même c’est gros morceaux de viande qui, de toute façon, sont servies sans frites! Je me console avec le mexicain d’à côté.

Jun, nama et première sortie

•novembre 30, 2009 • 3 commentaires

Pendant un bloc opératoire, quel surprise de découvrir qu’un des étudiants parle le français, et même très bien! Pas mal de japonais connaissent quelques mots, mais sans pouvoir tenir une conversation. A vrai dire, je n’étais pas le seul surpris. Jun dois être un peu timide, car personne ne le savait : au cours de la journée le bruit court qu’il parle notre langue et tout le monde est étonné, interrogeant ce pauvre étudiant qui devient subitement l’attraction du jour.

J’ai de la chance car hormis le fait que l’on communique très facilement, ce qui était déjà possible avec la majorité des internes et chefs qui connaissent l’anglais, c’est surtout quelqu’un d’adorable et de prévenant qui deviens mon premier copain japonais.

« Il sais parler français! Il a reconnu ton accent » me dit Hisako, toute étonnée. Reconnaître un français quand il parle anglais! Pas mal! Je lui avais effectivement parlé en anglais quelques minutes plus tôt pour lui expliquer le bloc en cours (les étudiants sont en arrière et ne comprennent pas grand chose à ce qui se passe, car leurs stages sont courts). Du coup, on enchaîne la conversation en français et ça papotte durant une bonne partie du bloc. Sympathiquement, il me propose de l’aide si j’ai besoin, et je lui demande alors de m’accompagner à la recherche d’un keitai (portable japonais).

A la fin du travail, et après avoir répondu à une multitude de questions, il se joint à moi en direction de la boutique Docomo. Il ne s’y connait pas trop en téléphonie, il me dit même ne pas se servir d’internet. Il est le contraire du modèle japonais que l’on se fait, mis à part sa gentillesse. Pour nous prêter main forte, un autre étudiant plus connaisseur est là : Mitsuru. Ils sont tous les deux en cinquième année à l’université dentaire. Mitsuru à 28 ans, il est plutôt petit et tonique, souvent les yeux sur son portable. Jun, lui, a 34 ans. Il a repris ses études après avoir beaucoup voyagé, notamment en France durant plusieurs années. Il a à peu près ma taille, les yeux marrons et les cheveux noirs comme tous les japonais (sauf les vieux parfois gris et les jeunes parfois colorés), et a une allure toute zen. Ils font tous les deux bien moins que leur âge. On fera le tour des trois agences de téléphonie du coin sans succès, puisqu’elles me demanderont toutes ma carte de séjour, déjà demandée mais n’arrivant qu’un mois plus tard. Pendant ce jeux, qui a durée un bon petit moment, j’ai été attendris par les efforts qu’ils ont fournis pour m’aider. J’étais même gêné et je me décevais en cherchant en vain dans mes souvenirs une trace de tels efforts de ma part pour venir en aide à un étranger. Bien qu’il n’y en ai pas eu beaucoup dans mon service, je ne me suis jamais rendu autant disponible pour ceux-ci.

Après cet échec, on se sépare, mais quelques instants seulement. Et oui, car les chefs étant au courant de cette capacité linguistique unique dans le service, Jun et Mitsuru sont conviés à la soirée organisée le soir même pour mon arrivée. Ils se sentent obligés de venir, même si cela les gênent car ils ne connaissent pas trop leurs maîtres. Je reviendrai sur cette bonne soirée qui s’est bien passée une autre fois.

Le lendemain, j’avais prévu d’aller me chercher une montre. Une belle petite mécanique, bien moins cher quand France. Jun me propose d’aller boire un verre, du coup la montre ce sera pour samedi! On s’installe dans un petit resto, où on se déchausse pour s’assoir sur un tatami devant une table en beau bois vernis. Le cadre est vraiment chouette et je comprend pourquoi les japonais se retrouvent facilement pour boire ensemble après le travail. Çà vaut largement d’attendre un jour pour trouver la montre que j’attends depuis quelques mois. On boit une pression (nama en japonais), du saké, avec de petits entre-mets (croquettes de poulets, riz cantonnais…). Durant ce temps, il me parle de ses années en France, à Tours, Nice, Paris, et me dit qu’on l’a beaucoup aidé à ce moment. Donc c’est normal qu’il m’aide à son tour. C’est un peu ce que je ressent avec les étudiants plus jeunes que moi. Ne lisant pas énormément les livres de médecine, ce sont surtout mes Maîtres qui m’ont appris mon métier. Et cela me fait plaisir de rendre la pareille à mes cadets. Pour autant, je n’ai jamais fais ce que Jun fait pour moi. J’espère un jour être capable d’en faire de même.

On sort ensuite rejoindre deux de ses amis, avec lesquels on vas dans un petit bar lounge. Ambiance tamisée et bartender classe. Jun y reconnaît trois personnes qui se joignent à nous. L’un parle très bien anglais. Il est aussi étudiant (en fait, j’apprendrai quelque jours plus tard en le retrouvant, que Hitoshi Watanabe est déja dentiste!) dans la même université et on discute quelques minutes avec plaisir, avant qu’il ne parte avec sa copine. La suite reste décontractée. L’un me demande comment accoster les filles avec un anglais beaucoup plus long (surtout avec l’alcool) et comment j’aime les filles. J’ai encore du mal à comprendre leurs conversations en japonais, mais je suis content d’être là. Un bon moment de détente, tout le monde est jovial. Personne n’a l’alcool « lourd » dans le bar. Juste un voisin chute sur une femme en partant, sans qu’il y ai d’effusion de sentiments. Excuses acceptées et tout reprend place.

La soirée se termine assez tôt, un peu avant minuit. Presque tout le monde rentre chez soi. Un petit resto est prévu pour la semaine prochaine. Je reprend alors ma petite balade habituelle, au travers de ces rues que je commence à bien connaître.

Centre commercial, Wii noire et baguette

•novembre 24, 2009 • Un commentaire

Mon premier vrai week-end end au Japon (je ne compte pas celui de mon arrivée) m’a permis de voir un peu plus loin que mon quartier.

Vendredi, je suis allé à Kawasaki (toujours à Yokohama, qui est je le rappelle 4 fois plus grand que Paris) où le docteur Koji Kawaguchi m’avais conseillé d’aller pour rechercher un appareil photo. Je ne suis pas déçu! En arrivant, je trouve tout de suite Bic Camera, une sorte de Fnac avec beaucoup plus de choix. On y trouve un bon gros stand pour les jeux, avec une belle wii noire brillant à l’entrée. Je trouve quelques jeux dont je ne connaissais pas l’arrivée, notamment un final fantasy pour la wii! Je croise aussi les rayons montres où j’aperçois de tout. C’est d’ailleurs marrant de voir comment sont présentés les montres de luxe, juste à côté des quartz et avec les bracelets encore entourés de plastique protecteur. Présentation grand publique et pas du tout haut de gamme. Ça m’attriste un peu de voir ça. Mais je repère déjà quelque modèles sympa.

Je reste sérieux et me dirige vers mon objet principal, là où un bon gros stand pour les reflex numérique m’attend. Je fais le tour et en profite pour regarder les optiques et autres accessoires. Tout est là! Je m’adresse ensuite à un vendeur, qui parle l’anglais comme moi le portugais, pour enfin avoir le reflex dont je rêve depuis tout petit (sauf qu’à ce moment les numériques n’existais pas) : un beau Canon (KissX3, équivalent du 500D mais avec un plus joli nom). Je prend le kit avec 2 objectifs, plus un troisième à focal fixe (50mm, pas cher du tout). Je m’en tire pour moins de 800€, c’est à dire à peine plus que le prix de base en France. Je rentre heureux, tout excité à l’idée de l’essayer.

Avant de quitter les lieux, je me balade dans la galerie, immense, avec une grand place à ciel ouvert où un écran géant passe des clips de la chanteuse qui se prépare à une petite représentation sur une scène. Je trouve la boulangerie Donq! Internationalement connu, à défaut de l’être nationalement (pour moi en tout cas). Elle présente bien (quelqu’un à l’entrée fait goutter une tartine beurrée aux passants, alléchant!) et je me prend une baguette à plus de 2€, plus croissant et tarte au sucre. J’espère que leur boulangerie française (proche de la place de l’étoile, comme le montre le gros plan sur leurs sacs en plastique) fait des produits moins secs s’il veulent que les personnes âgées puissent manger du pain! Je mange sur place dans un bel espace où plusieurs boutiques de restauration rapide sont à disposition. Ce sera des ”spicy noodle” pour moi. Miam! J’ai oublié de prendre à boire. Qu’à celà ne tienne, une fontaine est à disposition avec des gobelets. En finissant mon plat, je comprend enfin pourquoi une cuillère à la japonaise accompagne les couverts : c’est le moment de finir le bouillon. C’est là qu’on prend le spicy en pleine figure! Je peux quitter les lieux heureux.

Une fois chez moi, je ne prendrai pas de photo, il fait bien noire. Le lendemain non plus, il fera moche. Pas de bol! Heureusement, le dernier jour de ce long week-end end sera plus clément.

Lundi donc. Après une balade matinale dans le temple Soji-ji, parcouru par quelques familles en vacances, où je peux enfin laisser aller mon désir créatif, je me promène de l’autre côté de la ville. Je découvre alors Minato Mirai 21, partie moderne du port qui est la vitrine de Yokohama. Ici on voit de hauts buildings s’étendant jusqu’à une grande roue : la Cosmos Clock 21 (115 m). Le plus haut gratte-ciel du Japon est ici : la Landmark Tower, haute d’au moins six étages (après, j’ai arrêté de compter… mais ceux qui ont continué disent qu’il y en a 70), sur 295 mètres.

Je me balade et prends pleins de photos encore, jusqu’à arrivé au grand centre commercial du coin : le . Et là, je suis assez fière d’avoir résisté  à la tentation. Je ressortirai sans rien avoir acheté! Et pourtant, il y a vraiment beaucoup de boutiques sympa : chaussures (pleins de sympa que personne n’aime en France à part moins… je vous montrerai à mon retour :) , habits, montres, sacs… Vraiment sympa et un peu moins cher qu’en France. En ce qui concerne les habits! Je met de côté d’autres choses comme le dentifrice à 10€ (pas tous mais quand même…). Un peu partout, des employés cris les réductions en cours dans des cônes pour porter la voix. Ça fait presque marché. C’est aussi agréable de ne pas être considéré comme un voleur potentiel : il n’y a pas de vigil aux portails! Je fais tranquillement le tour, jusqu’à ce que je fasse tomber un appareil photo. La boite en plastique casse, un passant m’aide à ramasser et un employé fini le travail. Il s’excuse presque à ma place de ce qui s’est passé, et ne me demande rien. Un autre monde…

Quand je repars, il fait déjà nuit. Je reprend les même photos qu’à l’aller, avec les lumières du moment. Le train pour Tsurumi va vite, c’est plus le temps de marche entre mon appartement et la gare qui est long. Mais ça vaut le coup.

J’ai hâte de retourner à Minato Mirai et de prolonger jusqu’au quartier chinois, le plus grand du pays. Ce sera pour le prochaine fois.

Long week end

•novembre 20, 2009 • Un commentaire

Une semaine vient de se passer. C’est la première au Japon pour moi. Au bout de ce début de chemin j’ai déjà quelques difficultés, mais surtout je suis content d’avoir tenté cette experience.

Hormis le charme populaire du quartier où je suis, la gentillesse de mes hotes me met bien à l’aise.

Au niveau professionnel, je trouve une organisation tres différente de la notre et j’y reviendrai en détail plus tard. C’est très intéressant de voir comment ça se passe chez le voisin. Concernant les types de soins, c’est très proche de notre modèle, mais la encore chacun sa sauce.

Demain, pas de travail. Même si on passe un samedi sur deux à l’hôpital, celui de demain fera exception. C’est en effet la fête de l’université. Et pour lundi, c’est jour férié pour tout le japon! Fête du travail apparemment.

Du coup, je vais m’acheter mon appareil photo je pense, histoire d’en profiter pour m’y mettre dard dard.

Je vous laisse donc pour trois jours, je n’aurai pas internet.

La bise à tous!

Début du stage

•novembre 17, 2009 • Un commentaire

Comme me l’avait demandé Mami, je me rends le lundi 16 dans l’unité de consultation de mon service, au premier étage, à 8h40. J’ai cinq minutes d’avance et je ne vois personne à part deux femmes qui prépare la salle (qui comporte en fait 17 sièges de soins, avec ordinateur et négatoscope pour chacun, plus 2 bureaux de consultation). J’attends un peu et je tombe sur un médecin à qui je me présente. C’est un peu difficile, il ne devais pas savoir qu’un étrange arriverait. Heureusement un autre sénior le rejoint et dois dire au premier qu’il m’attendait. Il s’agit d’un petit homme un peu rond, jovial, qui m’explique que le Professeur Hamada (le chef du service) n’est pas présent. Mami m’en avait déjà averti. L’ensemble des internes et chefs, une douzaine de personnes, se rejoignent devant nous pour le staff du matin. Il a lieu tous les matins et cela à l’air sympa même si je me demande bien ce qu’ils peuvent se dire. Peut être les rôles de chacun changent souvent. Je verrai quand je comprendrai le japonais. En tout cas je trouve ça sympathique de se retrouver tous ainsi, surtout à 8h40. Le Docteur Koji Kawaguchi me présente alors à l’assemblée et me convie à me présenter. Après un « hajimemashite » des familles, je me lance dans une courte présentation de ma personne en anglais. Ensuite tout le monde se disperse pour voir ses patients. Le Docteur Kawaguchi m’introduit après du Docteur Fujihara, une jeune médecin, qui parle bien l’anglais, ce qui paraît le soulager.

Effectivement, elle parle très bien l’anglais, avec un accent de professeur bien loin de l’accent ignoble à comprendre des anglais pur souche, voir pire des suisses (ceux que j’ai vu en tout cas). Elle m’emmène au 5ème étage voir les patients hospitalisés. On ne va pas dans leurs chambres, ils sont conduit dans une salle d’examen un à un. Pratique. Je suis étonné de voir qu’il y a peu d’objet jetable. Même la seringue (d’irrigation) est en verre et la canule de trachéotomie en métal. J’apprendrai plus tard que les deux patients avec ce type de canule sont les seules que le Docteur Fujihara ait vu depuis son arrivée, en avril. On passe beaucoup de temps avec les patients pour faire leurs soins. Il y a une infirmière, deux externes (je suppose), un interne, deux médecins et un beau gosse en plus des patients.
Après avoir vu trois patients, on retourne en consultation.  Les médecins et internes s’activent dans tous les sens. Une infirmières (ou aides soignantes?) accompagnent chacun d’entre eux, attendant droite leur retour lorsqu’ils vont prendre leurs outils. Ici, on ne se pleins pas et tout est fait dans la bonne humeur. Les internes prennent les instruments qui sont rangés par type dans de grosses boites en alu. Il n’y a pas de boite toute faite, donc c’est la pêche avant de rejoindre le patient. Je regarde cette organisation jusqu’à ce que mon docteur attitré me rejoigne et me propose de voir la cafétéria et la bibliothèque.

La cafét universitaire est propre, avec une belle baie vitrée donnant sur les arbres devant. Mais la qualité n’est pas du goût de mon hôte. Pas plus que le restaurant de l’hôpital qui n’a pourtant pas l’air trop mal non plus. On va ensuite à la bibliothèque pour la première fois tous les deux. Elle présente très bien elle aussi, avec une grande entrée, un étage, des ordinateur à disposition et un espace détente avec fauteuils et magazines. C’est pour l’instant mon seul accès à internet. J’y reste pour consulter mes mails. J’avais préparé deux billets pour le blog sur ma clef USB mais je ne l’ai pas sur moi, c’est ballot.

En revenant en consultation, je retrouve le Docteur Kawaguchi et j’assiste à une de ses consultations, la seule que je le voit faire ce jour. On voit un patient durant au moins 40 minutes, et il parle beaucoup… Il détends bien le patient qui vient pour une tumeur, puis il le remercie. Il me montre son bureau (c’est à dire un peu d’espace dans une pièce qui doit servir de bureau à environ 8 personne plus une cuisine) avec deux de ses passions : la Grèce et Dali (avec en petit un tableau des montres molles que j’aime bien moi aussi). Un panoramique dentaire plus tard, on revoit ensuite le même patient pendant un quart d’heure. Un bloc est prévu pour dans un mois. Eux aussi ont un calendrier rempli.

Je repars vers 17 heures. Je vais faire des courses où mon senior ma indiqué. C’est à dire pas loin de chez moi et moins cher que la boutique ouverte 24h/24. Ce qui me permet de trouver de la sauce à sushi et les premiers makis pas bons que j’ai gouté.

Un bon gros dodo.

Le lendemain, je fais la connaissance du Professeur Hamada, très jovial lui aussi. De nouveau staff du matin, présentation et consultation des patients hospitalisés.

Je fais aussi la connaissance de mon nouveau bureau, dont Mme Fujihara s’excuse déjà de la petitesse. Effectivement c’est court, et surtout coincé entre des placarts, avec des fils partout à terre. Ça reste bien fonctionnel et j’aurai peut être internet dessus d’ici quelques temps.

La fin de la journée se passe tranquillement. J’assiste à plusieurs consultations et j’offre un petite bouteille au Professeur Hamada.

Premier jour au Japon

•novembre 16, 2009 • Un commentaire

Il pleut averse. La navette met 1h20 pour rejoindre Yokohama. J’y retrouve Mami. On prend un taxi pour arriver à la guest house de l’université de Tsurumi. On est accueillit par « Mama ». Une gentille dame qui m’apporte déjà une casserole. On au premier étage, où je découvre un appartement bien plus spacieux que prévu, avec une grande pièce d’au moins 25m² comprenant la cuisine et un lit, puis une salle de bain avec les commodités et une baignoire. J’ai aussi droit à un lave-linge. Pas de quoi se plaindre, hormis l’absence d’accès à internet. Tout le reste y est : gaz, réfrigérateur, micro-onde, télé, bureau, table à manger, vaisselle, penderie, balcon. Je ne pensais pas être autant à l’aise. Je dépose mes affaires et on se dirige vers mon lieu de travail pour les mois qui viennent.

Je découvre la partie de la ville où je vais vivre : bien loin de l’ultra moderne, on y trouve pleins de petites rues agréables, avec beaucoup de reliefs, sans trottoir et avec peu de passage. C’est calme. On marche une demi heure avant d’arriver à l’université de Tsurumi. On voit d’abord le temple sous la responsabilité de cette université, avec de très beaux bâtiments anciens. Puis on entre à l’hôpital, vide en dehors des deux gardiens à l’entrée. Après signature, on nous laisse passer pour trouver le service que je rejoins dans deux jours. La porte de la salle de consultation est ouverte. Il y a 14 sièges de consultation, en open space, avec un ordinateur pour chacun d’entre eux. Apparemment, des médecins sont encore là. On monte au cinquième étage pour les retrouver à l’office, mais tout est ouvert sans personne à l’intérieur. On en profite pour voir le service d’hospitalisation qui comporte 32 lits.

Je commence à bien fatiguer. Il doit être 14 heures et on se fait un restaurant. J’y prend une bière pour accompagner des ribs bien tendres avec une sauce au soja sympathique. L’accueil est très chaleureux avec un serveur qui s’agenouille pour prendre la commande et paraît bien drôle.

Mama nous quitte. Je fais un petit tour des commerces avec Mami qui va ensuite à la bibliothèque.

Pour ma part je rentre. D’abord à pied. Une fois perdu dans toutes ces petites rues (ça paraît tout droit à l’aller, mais pas au retour!), je reviens prendre un taxi à qui je tends l’adresse que m’avait écrit ma correspondante.

Je suis encore plus fatigué, mais je lutte pour éviter le décalage. Je vais d’abord faire des courses au Family Mart pas trop loin. C’est un peu plus cher mais reste ouvert 24h/24. De retour je boit un peu, défais mes valises et prend un bain. La nuit tombe doucement. Je regarde rapidement les 9 chaines de la télé, puis fini par m’écrouler. Il doit être environ 17h. Malgré un réveil à 1 heure, je persévère pour reprendre le sommeil après une petite dose de télé. Je me lèverai vers 6 heures, au bruit des oiseaux suivi de celui des enfants qui jouent au baseball pas loin, avec un beau ciel bien dégagé.

Le voyage

•novembre 16, 2009 • Laisser un commentaire

Vendredi 13 Novembre. 5 heures. Le réveil sonne bien fort comme souhaité. Chouette, c’est pas ChérieFM. Marianne n’a pas encore du remarquer que j’ai changé la station et tant mieux, j’aime pas trop cette radio le matin.

Je reste un peu allongé. J’attends.

Deuxième réveil. Celui de mon portable, que j’éteins de suite (la trompette militaire c’est très efficace, mais c’est drôle juste un moment).

J’attends.

Maman m’appelle. Oui, je suis réveillé.

Cette fois, je me lève. Mes habits m’attendent sur le bureau. Dernière vérification des valises. Zut, elles ont pris 3-4 kilos dans la nuit… Ça fais juste 20 kilos pour l’une, du coup je translate la pochette de DVD dans l’autre. Cette fois, c’est bon. Pour le bagage de cabine c’est limite aussi mais ça devrai passer. Au pire je mettrai mon parapluie dans la petite valise.

Maman sonne. Déjà! Je descends de suite une valise et lui ouvre. Marianne m’aide à descendre le reste des « cadeaux » laissés à maman. Elles se voient pour la première fois. J’aurai préféré avant mais mieux vaux tard que jamais. En haut, de retour pour prendre mon dernier bagage, ce sont les au revoir avec ma douce. Ça va faire long sans elle.

C’est parti pour Lille Europe, très calme à cette heure, où je prends un TGV duplex peu rempli. Ma mère, décidément toujours là pour moi, me souhaite bon voyage. Dans le TGV… rien. Tout le monde dort. Puis on arrive au béton de Roissy, où une navette automatique joint le terminal 1. C’est pas très beau. Seuls les escalators qui se croisent dans le puits central donnent un peu de reliefs. Je peux m’enregistrer.

7h45 : j’attends 10h. Un double expresso et un croissant. Un coup de fil de Capinghem (enfin 3-4 en tout) pour être sur que ça va et avoir un mot de mes frère et sœur. Ça va : oui! Enfin… mes papiers sont là et mes bagages aussi, mais elles sont un peu trop pour Swiss Air. Je ne peux en avoir qu’une en soute! Qu’est ce que je laisse? Les pulls, il va faire froid! Les sous-vêtements, et si je veux en changer! Les pantalons… c’est bon je peux déposer les 2, mais j’ai un supplément de charge gentiment descendu à 3 kilos. Être sympa avec les inconnus ça peut aider. -150 € pour bibi quand même. Bon, ça pourrai être pire, et je les réparti mentalement sur 6 mois pour faire passer la pilule.

9h20. Je rejoins la porte d’embarquement 77, puis on s’installe un peu plus tard sous de beaux sourires. J’ai de la chance, je suis côté hublot juste derrière la porte de secours, du coup j’ai toute la place pour étaler mes jambes. L’avion s’avance sur le tarmac, et là le couperet tombe : le commandant nous souhaite la bienvenue… il ne conduit pas? Et ben non, c’est la co-pilote qui s’en charge! J’ai envi de boire. Je regarde l’aile gauche au cours du décollage. A peine l’avion bouge qu’elle ballotte comme une mèche de cheveux au vent. Comment ça fait pour tenir le coup en vol? On verra!

C’est parti. J’aime l’accélération au démarrage. C’est seulement juste après au moment où on a l’impression que l’avion décélère et que l’on se sent en apesanteur que j’ai des doutes sur la durée du voyage. Je lis un supplément du Monde sur le Japon puis le service croissant-boisson passe. « Du jus d’orange s’il vous plait ». L’hôtesse ne comprend pas. « Juice please ». Elle hoche la tête, cette fois c’est bon. Elle me tend un verre d’eau gazeuse… tant pis.

Arrivée à Zurich. C’est beaucoup plus beau : sol effet marbre, beaucoup de boutiques de quasi-luxe, grands bars qui présentent bien. On trouve du champagne duty free plus cher qu’à Carrefour. J’attends peu de temps, on est arrivée en retard et on embarque à 12h20 (heureusement que je n’avait pas pris l’avion précédent pour avoir une escale plus courte, c’eût était vraiment juste). On rejoins le terminal via une navette automatique comme en France, mais avec un personnel qui nous gare devant les portes en attendant qu’elle arrive (avec un compte à rebours au dessus de nos têtes). C’est quand même plus classe ici. Devant la porte d’embarquement E46, la proportion d’asiatique augmente d’un coup. Je risque de pas beaucoup parler lors du voyage.

De nouveaux sourires, puis on s’installe. Une couverture, un coussin et des écouteurs nous attendent. Une quadragénaire, typée du pays d’arrivée, s’installe à côté de moi. Elle est vite en sandale. Ses copines, de l’autre côté, portent déjà un masque sur le nez et la couverture sur les genoux. Je me demande pourquoi ma voisine n’en fait pas autant. Puis c’est finalement à son tour. J’ai envi de retirer mes converses. J’y vais doucement, d’abord en délassant et en sortant les talons. Je ne veux pas créer d’incident diplomatique avant même d’être arrivé. J’attends les 10 minutes de renouvellement de l’air puis j’ôte une chaussure. Une odeur… pas forcément de moi, tout le monde se met à l’aise autour. Deuxième, là c’est sur c’est moi. Je suis content qu’elle porte déjà son masque.

Cette fois-ci, on a droit à un A340. Toujours à côté du hublot, je regarde l’aile qui est plus massive. Content. Mais en fait elle bouge quasiment de la même façon. Je zappe sur l’écran LCD. Je tombe finalement sur GI Joe. Le jeux d’acteur est aussi nul que les effets spéciaux détendent. Je coupe pour manger. Au menu, on a des pâtes avec des pommes de terre pas cuites. J’ai fait l’internat au CHRU, alors ça passe. Je me régale avec le camembert. Le reste, c’est film, Simpson, grignotage et repos.

On est à Tokyo presque à l’heure. Dans les couloirs, on croise un stand spécial pour ceux qui se sentent fiévreux H1N1, avec une caméra thermique. Pause douane – Pause bagage – Pause duty free. Je prends un billet pour la navette vers Yokohama et j’appelle Mami Suzuki (ma correspondante, qui a passé 3 mois dans mon service il y a 3 ans, au moment où j’y arrivait) pour la prévenir de mon arrivée. Je monte dans le bus de 10 heures, et prends la route pour la première fois au Japon.