J’ai enfin visité la ville qui représente le coeur du Japon : Kyoto. Ville impériale durant de nombreux siècles, jusqu’à la prise du pouvoir par le shogunat, elle accueille parmi les plus beaux temples du pays (il y en aurait 2000 dans la ville) dont plusieurs sont inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO (pour quasiment tous ceux que l’on a vu). C’est donc avec Nico et Ninie que j’ai parcouru, sous le soleil d’abord puis les nuages, ces édifices aussi resplendissants que reposants (enfin, sauf les kilomètres fais à pied qui l’étaient moins…).
Je passe rapidement sur le voyage, qui a fait suite à une nuit blanche par peur de rater notre train de 6h42. Elle a commencé par un bon restaurant de Yanaka, où on était déjà allé, et se termine dans une boite de nuit pour septuagénaires à Ginza, avec retour à l’hôtel en Jaguar. Départ tranquille pour la gare et dodo dans le train (de la ligne shinkensen, le joli TGV japonais).
Une fois à Kyoto, et un petit déjeuner, on s’est donc mis en route pour visiter un premier temple avant l’enregistrement à l’hôtel. Chemin faisant, on s’arrête au temple Higashi Hongan, sympa mais à mille lieux de ce que l’on verra par la suite. On continue par une belle (et longue) marche à travers le joli temple Nishi-Otani, puis par l’impressionnant cimetière Toribeyama (sur un versant de la montagne, faisant face au bois de l’autre versant), pour arriver enfin au Temple Kiyomizu. Ce temple de “l’eau pure” est vraiment beau, surtout en cette période de la floraison des cerisiers. Bien sûr, le site est plein de touristes (surtout japonais) mais ça vaut le coup.

Ensuite, on repart pour l’hôtel pour une petite pause douche. On était bien fatigué, du coup on a juste fait le jardin du palais impérial en fin d’après-midi. La faim se faisant ressentir, on rejoint un quartier plein de restaurants (rue Kiyamachi) pour en choisir un pas terrible pour le service mais où on a tout de même manger à notre faim, le “lapin”. On est ensuite passé par la rue Pontocho, minuscule mais bordée de beaux restaurants (plutôt chers) dont certains donnent sur la rivière Kamo. Au bout, là où la rue rejoint la digue et le pont Sanjo, on retrouve la jeunesse de Kyoto qui s’amuse autour de groupe de musique. L’ambiance est sereine et très chouette. Il n’y a pas d’alcool dans la rue mais certains on du commencer les festivités avant de venir, car il y a un coin où quelques guerriers du soir se reposent.
Le lendemain, après une balade dans le petit parc de l’hôtel, on visite le château Nijo situé en face. A l’intérieur, on y contemple les 33 pièces en enfilades, communicants entre elles par des portes coulissantes joliment peintes. Chacune d’elles sert à une réception particulière, bien qu’au final, elle ressemble toutes à un carré de tatamis. C’est quand même un bâtiment d’une douce délicatesse.

Ensuite, on rejoint le pavillon argenté (Ginkaku-ji), entouré d’un petit (par rapport aux autres) mais magnifique jardin à la japonaise. Deux petits jardins zen précèdent des formations de graviers représentant un volcan (Kogetsudai) et une mer d’argent (Ginsanden). Là encore, il y a du monde. En route ensuite pour le temple Ryoan, entourés d’un beau parc plein de temples, et offrant en son sein un jardin zen, composé d’une part d’un jardin sec de graviers avec 15 rochers symbolisant les continents et îles du monde (que l’on ne peut pas tous voir ensemble, quel que soit le point de vue) et d’un jardin humide.

Enfin, on a pu se délecté de la vue du pavillon doré (Kinkaku-ji), prédécesseur du pavillon argenté, avec un jardin moins chaleureux mais des couleurs plus vives.
Fatigués, on est ensuite parti près de la gare prendre un verre, manger et faire un rapide tour au Pachinko, machine à sous japonaise dont je n’ai toujours rien compris. Voilà un week end bien rempli, où j’ai enfin pu admirer, en bonne compagnie bien sûr, la ville la plus appréciée des Japonais.
Publié dans Kyoto, vie japonaise
Tags: bouddhisme, cerisier, empereur, japon, Kyoto, shintoisme, temple, vie japonaise
Commentaires récents